Par votre soutien et votre compréhension, vous avez une place importante dans le processus de rétablissement d’une victime d’agression sexuelle. Il est important d’aller chercher du soutien, de vous informer et d’adopter des attitudes qui sont bénéfiques pour la victime.
| Réactions nuisibles | Réactions aidantes |
Juger |
Écouter |
| Douter Vous montrer sceptique, questionner ce que la victime vous dit. |
Croire Croire ce que la victime vous dit. C’est son vécu et sa perception. Pour l’instant, vous devez vous centrer sur ce qu’elle dit et vit. |
| Banaliser,
minimiser ou au contraire dramatiser. |
Recevoir Recevoir ce que la victime dit sans minimiser ni amplifier les faits, les émotions, les conséquences. |
Souligner ses faiblesses,ce qu’elle aurait pu dire et faire |
Encourager
ses forces Valoriser les «bons coups» de la victime. Souligner ses forces, son courage d’en parler. |
| Ignorer Ne pas vous mêler de l’histoire de la victime sous prétexte que cela ne vous concerne pas, que ce n’est pas votre problème. Ignorer la demande d’aide. |
Être
supportant |
| Culpabiliser Blâmer la victime pour ce qu’elle n’a pas fait. Lui laisser entendre qu’elle a dû provoquer, qu’elle a sa part de responsabilité dans ce qui lui est arrivé. |
La
déculpabiliser Faire comprendre à la victime que ce n’est pas de sa faute si elle a subi une agression sexuelle. L’agresseur est entièrement responsable de ses actes. Sa responsabilité à elle, c’est de prendre soin d’elle. |
| Surprotéger Étouffer, surprotéger la victime en l’empêchant de sortir, de voir des amis ou de dormir à l’extérieur de son domicile. |
Favoriser
son autonomie Aider la victime à reprendre du pouvoir sur sa vie, tout en étant présent. Lui donner de l’espace pour respirer, pour reprendre son niveau de fonctionnement habituel. |
| Tourner
la page Empêcher la victime d’exprimer les émotions négatives qu’elle vit sous prétexte qu’il ne faut pas vivre dans le passé ou que ce n’est pas bon pour elle. |
Valider
ses émotions Aider la victime à exprimer ce qu’elle ressent en normalisant ses réactions, émotions et sentiments (colère, rancoeur, culpabilité, baisse de l’estime de soi). |
Tiré du guide d’accompagnement
pour le document vidéo «J’appelle pas ça de l’amour…»,
Université Laval-1994
Adapté par Chantal Dubois – CALACS-Laurentides.
Dans l’éventualité
où vous parvenez difficilement à prendre une distance émotive
par rapport au récit de la victime et aux événements
vécus, n’hésitez pas à trouver appui auprès
de professionnels spécialisés dans l’aide aux victimes
d’agression sexuelle.
|
||||||