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Nos services (3 volets)

Gratuité des services et confidentialité

Volet d'aide directe

Le volet « aide directe » des CALACS regroupe les services suivants :

Écoute téléphonique, suivis individuels, groupes de soutien, ateliers,
accompagnements (à la cour, à l'hôpital, à la police, lors de demandes d'indemnisation, etc.), défense des droits, informations, références.

Les services d'aide des centres s'adressent aux femmes et aux adolescentes agressées sexuellement. D'autres services peuvent être offerts à l'entourage (conjoint-e, père, mère, ami-e…) de la femme agressée sexuellement. Ces services seront offerts sur une base ponctuelle et visent à outiller ces personnes afin qu'elles apportent leur soutien à la femme.

Les services d'aide directe visent à :


Les services d’aide reposent sur un large éventail de techniques d’intervention. Parmi les plus utilisées, on retrouve l’intervention féministe, les techniques d’impact, l’art thérapie, l’écoute active et l’intervention psycho-corporelle. L’intervenante est appelée à s’investir auprès de la femme et celle-ci est invitée à jouer un rôle actif dans la reprise en main de sa vie.

Les femmes qui ont reçu un suivi du CALACS mentionnent qu’elles constatent des changements positifs dans leur vie, qu’elles sont plus conscientes des mythes et des préjugés qui circulent dans la société. Plusieurs d'entre elles souhaitent même s’impliquer par la suite pour la cause des femmes en devenant membres ou bénévoles au CALACS.

Volet sensibilisation, formation et prévention

Il est évident, selon nous, que les agressions à caractère sexuel ne cesseront que si un travail de prévention, d'éducation et de sensibilisation est effectué auprès de la population en général. Ces activités reposent sur une analyse féministe des agressions à caractère sexuel.

Le but principal de la prévention réalisée par le CALACS est l'élimination des conditions sociales favorisant l'émergence et la perpétuation des agressions à caractère sexuel commises envers les femmes et les adolescentes. Les stratégies de prévention visent, plus particulièrement, à :

Les pratiques de prévention reposent sur un large éventail d'activités. Parmi les plus courantes on retrouve la tenue de kiosque de sensibilisation, l'animation de rencontres auprès d'étudiants(es) de niveau secondaire, collégial et universitaire, d'adultes, de divers professionnels(les) et de groupes sociaux. Les animations offertes traitent de la problématique des agressions à caractère sexuel ou de thèmes connexes. Certaines activités vont plus loin en voulant sensibiliser les intervenants(es) scolaires, en visant la formation de groupes de pairs aidants ou encore la constitution de groupes de soutien.

Avec les années, nous sommes en mesure de constater que les activités de prévention-éducation-sensibilisation portent fruit. Bien que tout ne soit pas encore acquis et que le travail doit continuer, nous avons pu remarquer que la population est de mieux en mieux informée et de plus en plus sensible aux questions qui touchent les agressions à caractère sexuel, si l'on en juge à leur réaction face à l'actualité.

Nous avons pu également constater une nette augmentation des références provenant d'intervenants(es) et, par effet ricochet, une multiplication des demandes d'aide.

Volet lutte

Les éléments essentiels aux orientations que notre CALACS se donne vont au-delà des services d'aide directe aux femmes agressées sexuellement et des activités de prévention et de sensibilisation destinées à la population en général. Comme moteur de changement politique et social, la lutte figure, elle aussi, au menu quotidien de notre centre. Nos pratiques de lutte reposent sur une analyse féministe des agressions à caractère sexuel en s'attaquant aux facteurs qui valident et perpétuent la violence sexuelle.

Les pratiques de lutte visent à :

Les manifestations, les pétitions, les prises de position publiques, les appuis donnés à des causes ou des revendications rattachées aux droits des femmes ou à la violence faite aux femmes, les dénonciations sont autant de pratiques non-violentes développées par le CALACS. Pour la portée et l'impact qu'ils ont sur la population en général, le CALACS utilise aussi les médias pour émettre des points de vue, opinions ou encore répliquer à des situations particulières d'actualité.

Parmi les événements auxquels le CALACS s’associe, on retrouve la Journée d'action contre la violence faite aux femmes, historiquement « La rue, la nuit, femmes sans peur ». Cette activité s'inscrit dans une série de luttes plus globales visant à dénoncer la violence faite aux femmes. À cet égard, la Journée commémorative du 6 décembre et la Journée internationale des femmes constituent également des événements importants. Les pratiques de lutte dans le CALACS s'exercent aussi dans de multiples lieux de concertation et touchent également l'aspect judiciaire.

De façon générale, les luttes menées par le centre ont permis d'établir de meilleures collaborations avec d'autres intervenants-es ou professionnels, de provoquer des débats, d'apporter des modifications législatives, de contribuer à l'élaboration de protocoles d'entente inter-organismes, etc.

Comme CALACS, la lutte fait partie de ce que nous sommes : notre philosophie de base, notre appartenance au grand mouvement féministe, notre style d'intervention… Nos gestes quotidiens en sont tous profondément empreints.

Gratuité des services

Nos services d'aide directe sont offerts gratuitement parce qu'il est de notre avis que les femmes et les adolescentes n'ont pas à assumer la responsabilité des coûts reliés à l'aide qu'elles reçoivent pour les agressions qu'elles ont subies. Considérant que les agressions à caractère sexuel constituent un problème social, c'est donc socialement et collectivement que les coûts des services offerts aux femmes et aux adolescentes doivent être assumés. Selon nous, les femmes agressées sexuellement sont des citoyennes à part entière et, à ce titre, elles contribuent déjà aux dépenses sociales et collectives.

Confidentialité des services et anonymat

Les services sont confidentiels. Cela signifie que les informations données par les femmes demeurent à l'interne du centre. Les femmes ont le libre choix de donner les informations qu'elles désirent.

L’intervenante est liée par le secret professionnel. Elle ne peut donc discuter de la situation des femmes en suivi sans en avoir préalablement obtenu l’autorisation signée de la cliente. La pratique au CALACS veut que les intervenantes puissent discuter entre elles des femmes en suivi sans rentrer dans les détails, et ce, dans le but d’améliorer leurs interventions auprès des femmes.

L’obligation de la confidentialité cesse lorsque la loi ou un jugement de la cour oblige les intervenantes à fournir des renseignements personnels concernant les femmes en suivi au CALACS. De plus, cette règle prévaut également dans les cas où certaines informations fournies à l’intervenante contiennent des menaces ou représentent un danger potentiel pour la femme en suivi ou pour toute autre personne dont la vie serait en danger ou que la sécurité ou le développement d’un enfant serait compromis.

Les services d'aide peuvent être anonymes. Concrètement, cela signifie que les femmes ont le libre choix de conserver l'anonymat c'est-à-dire de ne pas s'identifier (par leur vrai nom et/ou prénom, par exemple) ou de transmettre des informations qui permettraient de les identifier (lieu de résidence, âge, etc.).


analyse feministe+violence sexuelle
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